Le régime macrobiotique suit les principes d’équilibre du Yin et du Yang, en les appliquant dans l’élaboration des plats et des diètes. En macrobiotique tout est équilibre, et cette notion se reflète énergétiquement dans la diète, en respectant une certaine proportion par rapport aux différents aliments utilisés.
Il s’agit d’une adaptation des traditions culinaires de l’Extrême-Orient, où la nourriture, la médecine chinoise et même la spiritualité sont impliquées dans l’alimentation de tous les jours.
Les bases du régime macrobiotique ?
Tout dans ce monde et cet Univers peut se classer en fonction de l’énergie Yin ou Yang, et cela s’applique ici pour les aliments. Le but dans un régime macrobiotique et de faire en sorte que l’organisme puisse tirer parti des aliments à la fois Yin et Yang.
Dans un premier temps nous avons la nourriture Yin. Il s’agit d’aliments qui n’apportent rien. Ce sont des aliments liés à l’obscurité, au froid et à l’humidité, qui fragilisent l’organisme. Certains d’entre eux seraient par exemple le sucre, le café, les boissons alcoolisées, les produits laitiers, les fruits tropicaux et le miel.
Puis nous avons la nourriture yang. Ce type d’aliment tonifie le corps et lui fournit de l’énergie. Ils sont liés au chaud. Les aliments Yang sont divisés en trois groupes : les céréales, les légumineuses et les légumes.
On peut dire que le régime macrobiotique est essentiellement écologique et qu’il tend vers le végétarisme. Les protéines animales sont en effet progressivement éliminées au cours du régime.
BonjourComment mettre en place ce type de régime ?
Voici les différentes proportions à suivre par rapport aux différents groupes d’aliment :
– Les céréales complètes et leurs dérivés (légumineuses) doivent représenter 40 – 50 % de l’alimentation quotidienne.
– Les légumes et les feuilles vertes 25% de l’apport quotidien.
– Les aliments d’origine animale doivent représenter 15% de l’apport quotidien avec 1 œuf tous les 10 jours (l’œuf étant l’aliment avec l’indice protéique le plus élevé en termes de qualité).
– Consommer du poisson deux fois par semaine.
– La viande blanche se consomme de manière occasionnelle.
Quand on y réfléchit, il ne doit pas nécessairement s’agir d’un régime végétarien, bien qu’un pourcentage élevé soit d’origine végétale, avec des céréales, des légumineuses, des noix, des graines, des légumes et des fruits de saison.
Il est également important d’éviter l’usage de sel (surtout du sel raffiné) et de trop cuire les aliments. De manière générale on priorisera des aliments frais, écologiques, de saison et de proximité.
Pour cuisiner nous utiliserons de l’huile de qualité ou idéalement nous les cuisinerons à la vapeur.
Les cinq éléments : organes et saveurs.
Dans le plat, l’homme a besoin, des cinq saveurs de base : sucré, acide, amer, épicé et salé. Ces saveurs exercent une action stimulante et différente sur les cinq paires d’organes du corps :
– Sucré : stimule l’estomac et la rate-pancréas.
– Acide : stimule le foie et la vésicule biliaire.
– Amer : stimule le cœur et l’intestin grêle.
– Épicé : stimule les poumons et le gros intestin.
– Salé : stimule les reins et la vessie.
Le manque ou l’excès de ces saveurs est non seulement nocif pour l’organe en question, mais cela entraine des effets néfastes sur les autres également. D’où l’importance de consommer ces 5 saveurs de façon équilibrée dans notre alimentation quotidienne.
Des aliments spécifiques au régime et à la culture asiatique.
En macrobiotique, on utilise des « aliments spécifiques », comme les algues, les dérivés du soja, le miso, le tamari, les thés verts de « trois ans » d’âge, les prunes umeboshi, etc. Ces aliments sont aussi et surtout utilisé dans ce régime pour leurs qualités médicinales.
D’autre part, il s’agit d’aliments orientaux, d’origine japonaise bien qu’ils soient désormais de plus en plus cultivés et récoltés, en Occident. Le régime incite à la consommation quotidienne de deux bols de miso ou de soupe de soja mélangés avec des légumes ou des algues. Parmi ces aliments spécifiques on retrouve les aliments fermentés, le kuzu (de son nom chinois « Ge Gen » qui possède des qualités médicinales qui protègent la muqueuse intestinale.
Il y a de nombreux témoignages concernant l’application de ce régime et ses effets sur la santé. Bien évidemment il est difficile d’appliquer à la lettre les demandes d’un régime asiatique quand on vit en Occident. Mais certains concepts, comme réduire la consommation de viande peuvent facilement être appliqués, et les bienfaits se faire sentir rapidement.


